LA FOULE

Je me suis approchée de la Cité craintivement. Une foule surprenante guettait l’entrée de chaque accès d’exposition.
Je me suis faufilée entre les voix grinçantes des enfants et les ombres électriques des grands. Comme un rongeur ébranlé par l’arrivée d’un prédateur famélique. Mes mains explorent vertigineusement les textures des vêtements lourds et uniformes. Manteaux plissés des contrées froides. Les gouailleurs impatients s’agitent et se taquinent de leurs sarcasmes désuets.
J’ai eu froid aux pieds. Les foules paraissent infimes du haut de nos vertiges. Un point. Une simple chaleur incommodante. Les claustrophobes se plaignent de tout. Le noir leur va si mal.
Luxuriante Biennale. Les déserts se languissent des scorpions.
Il y a foule à la Cité. Diablement.
Texte Nina de Zio Peppino
Visuel Olivier de Zio Peppino
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