Parmis tous les "objets" de la biennale, les "phonèmes", de Marie-Laure Bourgeois et Vincent Bécheau sont quasiment les seuls qui travaillent à une très grande échelle. Ce sont des bancs, qui nous permettent de s'asseoir, de se coucher, de jouer, de se cacher.

En ce sens, ils ne sont pas forcément très bien placés par rapports aux 3 batiments dans lesquel se déroule de la biennale, car les "phonèmes" font sens selon le lieu où ils sont placés, selon la manière dont chacun les utilise.

La version des "phonèmes" présentés ici est une étape dans l'évolution d'un projet de design. Au début les "phonèmes" se sont une vingtaine de pièces en terre-cuite dont les formes s'apparentent à des positions du corps humain, des postures. Ces formes sont tour à tour alphabet, réceptacle, cloison, instrument de musique.

Et puis en changeant d'échelle et empruntant la langage syntaxique du banc, les "phonèmes" prennent des dimensions « architecturales ». L'objet devient lien de rencontres, de transversalité dans la ville. 

Les "phonèmes" ont été réalisé avec l'aide de l'atelier Latisse.