
La nuit est tombée depuis plus d’une heure. La lueur des lanternes faiblit peu à peu. L’ultime visiteur s’égare dans l’obscurité d’une contre-allée. Un dernier regard à la Cité. C’est fini. Un gardien lui indique la sortie. Par là . Par ici. Là -bas. Loin. Plus personne à qui parler. La Biennale ferme ses portes pour deux longues années. La Cité s’est dépeuplée. Restent à présent les murs à décrocher. Les objets à ranger. Les tapis à enrouler. Les plantes à cultiver. Les sols à nettoyer. Les chagrins à consoler.
Deux morts du cimetière vont ressusciter. C’est leur vie.
J’ai perdu dans la foule le bouton de nacre de mon chemisier soyeux. Mon anneau d’argent serti de perles infimes. Mon mouchoir chéri. Une nuit, j’ai même perdu la raison.
J’ai aussi trouvé le regard doucereux d’un passant alangui. Ma vue Design.
Combien de pas ont parcouru la Cité ? Combien de fringales a-t-elle suscitées ? Quels feux a-t-elle attisés ?
Les fins glorieuses résistent aux départs soudains. Pas grave. Les flammes s’embellissent lorsqu’elles se raniment. Mélancolie de créateurs.
Tout se répète. Bientôt. Dans quelques mois. Deux années. Biennale récidiviste.
Texte Nina de Zio Peppino
Visuel Olivier de Zio Peppino
Un travail de réflexion graphique afin d'exploiter la notion de mysticisme.

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L’ascenseur monte et s’immobilise brièvement à chaque étage. Personne. Il redémarre aussitôt. Voyages automatiques sans répit. Va et vient reposants. Doigts meneurs.
Les robots n’ont pas de migraines. Ils obéissent à nos diurnes affairements.
Le réveil retentit violemment. 6 heures. La nuit va faiblir pour accueillir la nouvelle journée. A vos marques. Il faut se lever. 6 heures 30. La cafetière s’est enclenchée. La machine à laver est programmée. Le grille-pain paré. Les hommes n’ont pas de fils.
Les portes claquent violemment aux sorties des usines. La relève. Les marchés s’installent. Le soir, les soupes sont mixées. Poireaux. Pommes de terre. Carottes violacées.
Margaux sèche ses cours. Ses cheveux sont lissés.
Les robots n’ont pas de soucis. Intelligence fertile.
Texte Nina de Zio Peppino
Visuel Olivier de Zio Peppino
La biennale ne vous présente pas uniquement des bijoux technologiques mais propose aussi des objets usuels comme des casseroles ou des radios.

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Sidoine s’est apaisé. Il semble heureux. Enchanté de cette apparition. Rita est revenue. Sans crier gare. Là .
Les oiseaux qui s’éloignent sont des explorateurs. A l’horizon, un désordre apparent.
Rita réapparaît. Oui. Sûr. Sans conteste. Bohème chimérique. Il l’a vue. Hier soir, près du square aux Lilas. Tout à l’heure. Dans la rue. Dans les cieux du Café Cousu. L’odeur grisante des épices pénètre son naseau irrité. Arabicas corsés.
Rita se terre en amont des murs griffonnés. Suspendue à des utopies. A des soupirs lointains.
Sidoine se souvient bien de Rita. De ses cheveux de soie. Il s’était tant langui…
Le poupard fixe secrètement sa dégaine exotique. Sa raison désarticulée. Son errance était vaine. Il lui avait pourtant dit.
Il ne lui jettera aucune pierre. Juste un peu de son dévolu.
Texte Nina de Zio Peppino
Visuel Olivier de Zio Peppino
Exposition de prêt à porter de plus de vingt marques dans un univers végétal et interactif.

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Les devantures des magasins processionnent derrière les vitres humides du tramway. Les silhouettes des rares promeneurs matinaux défilent au gré des polyphonies dans mon casque. Paysages abstraits de voyages.
Un homme court à l’unisson sur le trottoir. Presque trop. Il rejoint à coup sûr sa laborieuse destinée. Une fillette hurle sur les genoux de sa mère préoccupée. Trop de choses à gérer. Criailleries sourdes. Mes deux oreilles bouchées.
L’homme du siège en face me regarde singulièrement. Il fixe mes pensées. J’acquiesce à ses rêveries par un sourire distrait. Aveugle. Je ne vois rien. J’entends une voix. Seule. Profonde. Ni Jeanne. Ni Dieu.
J’écoute attentivement les pas sveltes extérieurs. J’observe tout. Je discerne tout. J’ai trahi deux arrêts. Les absurdes enjambées deviennent d’hallucinants paysages.
Fidèles baladeurs. Bienheureux casques. A qui veut bien l’entendre.
Texte Nina de Zio Peppino
Visuel Olivier de Zio Peppino
Des meubles en mousse pour les enfants. Un bon moyen pour les parents de supprimer tous risques avec les meubles durs et favoriser la créativité des enfants.

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Le mobilier urbain se doit aussi d'évoluer pour être en harmonie avec l'urbanisation actuelle. La société JC DECAUX nous présente, lors de l'exposition Design et compagnies, son nouveau mobilier.

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Le corps repose en paix la plupart du temps. Assis sur le rebord d’un lit dérangé. Sur une marche d’escalier. Sur un genou généreusement alloué. Une chaise. Séduisante chauffeuse. Je la veux. Les sarcophages se réservent le passage des corps las. Plus tard. Demain. Dans un siècle.
La chaise s’installe confortablement dans nos vies. Le matin. L’après-midi. L’été, les fers forgés de jardins exposent leur soleil. Vert. Jaune. Rouge. Teck. La chaise s’embellit près d’une ombrelle démodée.
Le music-hall exhibe son siège chamarré. Le spectacle va commencer. Marathon de chaises musicales. Les places assises sont chères. Pas les fauteuils roulants.
S’asseoir est un luxe. Honorables sièges prioritaires. Le confort des tramways. La bagarre.
Par terre, les places sont libres. Repos du vagabond.
Se détendre. Jambes croisées. Pieds à terre.
Qui veut une chaise électrique ?
Texte Nina de Zio Peppino
Visuel Olivier de Zio Peppino
Ferme aquaponique peri-urbaine

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Dépliant, impression laser, schémas, édition format A5 présentée sous vitrine, projection de cette édition.
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Pinceau pourvu de LED, clavier électronique, appareil photographique numérique, ordinateur, projecteur.

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Ce projet de création interactive capture la silhouette des utilisateurs passant devant l’installation, le processus Shadow Scan génère par la suite des formes ou des traces sur le mur. Cette interaction simple et intuitive demande à l’utilisateur d’adapter ses mouvements et de faire preuve d’imagination. A essayer de toute urgence !
Aujourd’hui, les économies d’énergies doivent être prises au sérieux. Comment donner de la valeur à l’énergie non consommée ?
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Jeu Vidéo: Projet réalisé en collaboration avec Vincent Gobber, Fabrice Sabatier, Benjamin Triouleyre et Raphaël Pigeat.

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Je me suis approchée de la Cité craintivement. Une foule surprenante guettait l’entrée de chaque accès d’exposition.
Je me suis faufilée entre les voix grinçantes des enfants et les ombres électriques des grands. Comme un rongeur ébranlé par l’arrivée d’un prédateur famélique. Mes mains explorent vertigineusement les textures des vêtements lourds et uniformes. Manteaux plissés des contrées froides. Les gouailleurs impatients s’agitent et se taquinent de leurs sarcasmes désuets.
J’ai eu froid aux pieds. Les foules paraissent infimes du haut de nos vertiges. Un point. Une simple chaleur incommodante. Les claustrophobes se plaignent de tout. Le noir leur va si mal.
Luxuriante Biennale. Les déserts se languissent des scorpions.
Il y a foule à la Cité. Diablement.
Texte Nina de Zio Peppino
Visuel Olivier de Zio Peppino
Dans un recoin du bâtiment h un drôle d’oiseau du Mali dresse un étranges bestiaire comme venu de l'autre monde aux caractères ambivalents et aux formes pas si rassurantes : araignées, scorpions, scarabées,… qui pourtant semblent être au service de l’humour et de l'utile.
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Nos nombreux visiteurs ont du se rendre compte que l'objet le plus fréquent dans les divers expositions est un objet que vous êtes en train d'utiliser. Je peux presque vous le certifier. Levez-vous. Tiens, la voila! Quoi donc? La chaise. C'était élémentaire, mon cher Watson.

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Concept car "C.Cactus" style Citroen pour citroen, 2007

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Une présentation de projets d'étudiants et d'architectes sur la façon d'habiter demain. De la maison en carton au paravent de camping, les matériaux renouvelables sont à l'honneur.

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Pour certains, trouver chaussons à ses pieds reste une entreprise fort délicate. Passer de teinte en teinte, de forme en forme sans altérer la marche et le confort. Un choix douloureux. Nos vieilles charentaises, fidèles et moelleuses, sauvent l’honneur de nos murs. Trophées pédestres colorés.
Les idées simples s’avèrent souvent des rêves grandioses.
Les maisons sont comme les gens, elles ont leur âge, leurs fatigues, leurs folies. Ou plutôt non : ce sont les gens qui sont comme des maisons, avec leur cave, leur grenier, leurs murs et, parfois, de si claires fenêtres donnant sur de si beaux jardins.
« Isabelle Bruges » Christian Bobin
Texte Nina de Zio Peppino
Visuel Olivier de Zio Peppino
Le design n'est pas, comme les nombreux visiteurs de la biennale ont pu s'en rendre compte, juste une histoire d'objets. Il est aussi exposé la calligraphie virtuelle ou pour reprendre le terme des imprimeurs: la police de caractère.

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Les feuilles mortes ne meurent jamais. L’automne libère leurs tiges des ramures fatiguées. Les feuillages roux affaiblis s’entassent sur les sols rafraîchis en attendant les peignes des jardiniers.
Les tendres arboristes ne peuvent plus s’en passer. Joyaux fertiles des vergers. Les feuilles sommeillent tranquillement. Des jours. Des mois. Parfois même des années.
Valeureux composts. En dessous, d’infimes nomades s’égarent. Bactéries. Champignons. Algues. Vers, larves et cloportes. L’amour est engagé. Précieux fumiers.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle…
Texte Nina de Zio Peppino
Visuel Olivier de Zio Peppino
Cette exposition à la C.C.I met en évidence les démarches design mis en ouvre par des entreprises du territoire. Vous pourrez découvrir leurs méthodes d'accès au design et les résultats de leurs recherches.

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Exposition réalisée par les moyens du Bord
à partir de fruits et légumes de potager. Une idée originale à découvrir au 12 rue D'arcole près de la place Jean Jaurès.

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Parmi les off ne passez pas à coté de cette exposition de détournement publicitaire. De la pub anti-pub, si vous avez l’esprit anti-convention, cette exposition est faite pour vous.

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Cette conférence, organisée par VIA (valorisation de l'Innovation dans l'Ameublement), à eu lieu Vendredi 21 Novembre de 17h30 à 19h00 dans la cafétéria du bâtiment H.
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une sélection d'images de Yo - Les préparatifs de la biennale vu par Yo

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Le jeu est un inlassable interlude qui nous éloigne de nos tourments. Les réflexions ludiques nous sauvent de nos maux de têtes.
Perdre ou gagner. Peu importe. On joue.
L’enfant s’amuse tandis que ses parents améliorent leur condition de vie. Pas le temps pour l’ébaudissement.
- Papa tu joues avec moi ?
- Pas maintenant chéri, j’ai des trucs à faire…
- Et toi maman ?
- Je cuisine. Va jouer dans ta chambre. T’as plein de jouets.
Dès l’enfance on apprend la solitude du jeu. La méditation. Dans les cours de récréation, le maniement de la ruse prime. Le talent de l’esbroufe. La triche. Se quereller pour devenir champion. La valeur du gain se savoure à la sonnerie.
Perdre. Gagner. L’éternel dilemme humain.
De nos jours, on spécule virtuellement. Enjeu crucial. Vaincre. La réflexion s’anime singulièrement. Partenaires anonymes.
Le web nous fait surfer. Sugoroku nous fera marcher.
Texte Nina de Zio Peppino
Visuel Olivier de Zio Peppino
Et oui le design à bien une finalité industrielle ! Découvrez les derniers objets tendances ou à venir au cours de cette exposition majeur dans le bâtiment H du site manufacture.

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Le restaurant de City Eco Lab s'associe pleinement au projet citoyen de l'exposition. Bon appétit, dans le respect de la planète, bien sur!

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J’ai observé la ville du haut de la tour d’acier. Babel. Les nuages paraissent ainsi moins haut. Au loin, le tintement d’un clocher d’église. Saint-Charles ? Saint-Roch ? Je ne sais pas.
L’esprit dans les nuages, je pense à d’autres lieux. Monter au ciel n’est pas mourir. Juste un peu d’isolement. Un trip vertigineux. L’air frais éloigne les grimpeurs frileux.
Je contrôle mon vertige avant la descente. Mes pas défaillants.
D’ici, la Cité se révèle immense. Au loin, d’autres continents.
« Le culte du vertige, mais n’oublions pas que le vertige se prend sur les hauteurs.»
Max Jacob
Texte Nina de Zio Peppino
Visuel Olivier de Zio Peppino
Le bâtiment H propose une manière originale de redéfinir notre rapport avec l'objet. Passant, prends garde à toi, Dolly est de retour...

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Le design est implanté dans des pays de l'autre coté de la Terre, là où l'on raconte que les hommes ont la tête en bas. L'hémisphère sud est bien présent à la biennale.
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L'exposition Mission Creep
est une exposition sur la manière de détourner des objets technologiques, afin de critiquer notre surconsommation de produit high-tech tout en y ajoutant l'interactivité ainsi que de définir de nouvelles visions de la notion espace
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